La fin d’une histoire
Lundi 17 décembre, 12h. Depuis l'aéroport de Pudong je me prépare à laisser derrière moi 6 mois de vie à Shanghai.
Le début avait plutôt mal commencé. Personne pour m'accueillir à l'aéroport, la famille qui ne s'attendait pas à me voir si tôt et me fait partager la chambre de la fille, le climat trop chaud et insupportable, le peu de gens parlant anglais, les odeurs, le fait d'être analphabète… Puis j'ai réussi à m'habituer, malgré tous les obstacles que j'ai rencontrés : embrouille avec la famille, recherche en urgence d'un nouvel appart deux fois de suite, obligation de trouver un autre stage etc. Et finalement à partir de septembre, l'aventure a finit par prendre un tournant qui m'a permis de vraiment apprécier ma vie à Shanghai: nouvel appart, nouveaux amis, nouveau boulot, finit les galères et place au kiff!
Alors malgré la foule bruyante qui grouille de partout, le manque de savoir-vivre, les raclements de gorge et crachats des chinois, les toilettes malodorantes, les regards inquisiteurs ou les “hellos” moqueurs, le côté vite fait - mal fait récurrent, la misère omniprésente, voici toutes les raisons qui m'ont fait aimer Shanghai et qui me donnent envie de revenir très vite…
- me déplacer en taxi pour 2 euros
- le bordel qui règne partout et qui est finalement très attachant
- faire du shopping à volonté et acheter des trucs que je n'aurais jamais osé acheter en France
- avoir un stage où on me donne des responsabilités et où on me demande mon avis malgré mon peu d'expérience
- négocier les prix de tout et n'importe quoi
- parler chinois avec les chauffeurs de taxi et les vendeurs de brochettes qui me demandent à chaque fois si j'ai un copain et si les chinois me plaisent
- la nourriture chinoise, que ce soit dans les restos ou dans la rue
- mes amis et mes colocs évidemment, qui m'ont fait découvrir Florence Foresti, les muffins au chocolats instantanés, les chaussures à talons et les robes de pouffe, les privates jokes et le fameux “aaaaaaah”
- le fait de pouvoir chanter sans qu'on me prenne pour une folle, que ce soit dans la rue ou au karaoké
- manger à volonté au teppanyaki ou au brazil steak house pour 10 euros
- les bus qui passent régulièrement et sans horaires fixes, ce qui évite de stresser quand on en a loupé un
- les magasins ouverts 24/24h, surtout le dimanche
- partir à l'autre bout de la Chine pour découvrir des villes et paysages magnifiques sans dépenser des fortunes
- faire faire des manteaux personnalisés et sur-mesure pour 40 euros
- le temps chaud et ensoleillé qu'on a eu de fin août à début décembre
- les buildings aux lumières étincelantes et aux affiches géantes
- pouvoir sortir tous les soirs de la semaine, du lundi au dimanche, parce que c'est ce que tout le monde fait à Shanghai
- les massages à l'huile à 2h du mat
- vivre dans un super appart avec la femme de ménage qui vient régulièrement
- rencontrer des gens et nouer des liens hyper facilement
- aller dans des boites gay et danser comme une folle
- le sentiment de sécurité qui fait qu'on a pas peur de se faire voler sa voiture ou agresser en rentrant chez soi tard le soir
- cuisiner du boeuf aux aubergines sauce soja et être trop fière de moi
- pouvoir acheter des fruits n'importe où
- boire du gin tonic en écoutant Britney Spears au Shanghai Studio
La liste n'est pas exhaustive, il y a surement bien d'autres petites choses encore qui font que je me verrais bien passer un ou deux ans de ma vie là-bas dans quelques années, mais pour le moment ce que je sais c'est que… je reviendrais.

“Other cities always make me mad / Others places always make me sad / No other city ever made me glad except like Shanghai / I love Shanghai”




) pour lui faire faire ses devoirs et réciter ses leçons. Je la voyais donc 2 fois une heure chaque semaine, pour un travail pas trop difficile vu qu'elle commençait tout juste à apprendre le français!

















